Je suis le genre de fille … de Nathalie Kuperman

Couverture du livre Je suis le genre de fille de Nathalie KupermanJuliette est le genre de fille à parler seule aux toilettes, à regarder des téléfilms à l’eau de rose le dimanche en repassant, à déclarer que cette fois c’est bien fini, elle ne se laisserait plus parler sur ce ton ou à s’emmêler le cerveau : acheter en solde parce que ce sont les soldes justement ou pas, parce que l’article non soldé est plus joli … telle est la question !

Elle voudrait avoir de la répartie, savoir dire NON, avoir une vie trépidante comme celle, supposée, de la bourgeoise devant elle à la caisse de LIDL !

Juliette, c’est un peu nous, les filles, les copines, les collègues, les mères et ça fait tellement du bien de suivre ses petites lâchetés, ses angoisses et ses envies délirantes. Parce qu’il faut bien le reconnaître, elle pousse le bouchon un peu loin, la Juliette (notamment avec son ex. , une scène anthologique) et c’est tellement drôle. Une lecture qui fait rire, il ne faut pas s’en priver !

Un grand merci à une autre Nathalie, amie parisienne de passage qui me l’a fait connaître. Je vais m’empresser de dénicher ses autres romans et de prêter ce bouquin à mes amies Sab, Isa, (Agnès t’es trop loin mais je te le recommande) et ma sœur Cécile car je suis trop pressée d’en parler avec vous.

Je vous laisse avec une citation de Juliette à propos d’un ex-amie :

« On rigolait de peu, on était bêtes et pratiquer l’idiotie à 2, c’est précieux. »

#lecturesdété#drôle#ahlesfilles

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Un enfant de pauvres de Christophe HONORE et Gwen LE GAC

un enfant de pauvesEn 21 paragraphes et un peu plus d’illustrations, ce roman graphique nous plonge dans le vie de cet enfant qui raconte « comment il est devenu un enfant de pauvres ».

Enzo a 8 ans quand son monde commence à changer, les choses disparaissent chez lui, son père s’en va, sa mère est triste … ils sont obligés d’aller vivre chez une amie. Il ne comprend pas tout de suite ce qui se passe. Il en veut à sa mère et petit à petit il comprend.

Récit à la première personne, on vivra avec lui son incompréhension, sa colère, sa honte quand il se sent obligé de se fâcher avec son meilleur ami pour ne pas aller à son anniversaire car il ne peut rien offrir. Heureusement en chemin, il rencontre Ethel et sa maman, et une passion. Après avoir tout perdu, c’est l’histoire d’une reconquête. Finalement, il va au-delà de ce qu’il avait prévu de nous raconter et ça fait du bien.

On peut le lire très vite, on peut aussi prendre le temps de s’absorber dans les magnifiques illustrations, tour à tour montage photos ou peintures. Une belle découverte.

Un extrait :

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On ne devient pas pauvre du jour au lendemain, mais c’est du jour au lendemain qu’on décide qu’il faut faire attention à l’argent. Je ne comprenais pas grand-chose à l’argent quand j’avais 8 ans. Je me doutais qu’un blouson coutait plus cher qu’un tee-shirt. Mais j’étais incapable de mettre un prix sur les choses. J’ai appris. Quand je dis, j’ai appris, ça signifie que principalement, j’ai appris à dire « non ».

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De toute façon, je crois que dans ma tête, je resterai toujours un enfant de pauvres, même si un jour, je suis vraiment riche. Je ferai toujours partie des gens qui hésitent à dire « oui » au bon côté des choses. Je resterai méfiant. »

un enfant de pauvres extrait

En France, en 2015, d’après l’UNICEF, plus de 3 millions d’enfants, soit un sur cinq, vivaient sous le seuil de pauvreté, 30 000 étaient sans domicile, 9 000 habitaient des bidonvilles et 140 000 arrêtaient l’école chaque année.
(merci à Blogamoi d’où  je tire les chiffres sur la pauvreté en France)

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JAN de Claudine Desmarteau

jan claudine desmarteau couverture Je poursuis ma quête : approcher le monde des ces enfants, ados qui ont un quotidien difficile, un « milieu défavorisé » dirait nos sociologues ou politiques.

Je suis tombée à la bibliothèque sur le roman JAN, une pépite !

« Mon prénom entier, c’est Janis et j’en ai jamais raffolé. C’est la faute de mon père qui était fan dans sa jeunesse d’une chanteuse morte qui s’appelait Janis Joplin. Une qui gueulait fort avec sa voix toute déraillée comme si elle avait fumé tout le magasin de tabac dans une seule soirée. [...] Elle se droguait les veines et elle est morte rapidement d’une superdose.  »

Jan a 11 ans, elle vit entre son père chômeur tendance alcoolique, sa mère qui assume et qui est à bout, son petit frère qu’elle protège envers et contre tout.

Jan est colère contre ces adultes qui n’assument pas leurs responsabilités, contre les profs qui la cataloguent en moins de temps qu’il n’en faut parce qu’elle parle un peu trop facilement avec ses poings. Jan décrit avec ses mots le monde qui l’entoure sans concession. Il faut l’entendre parler de ses potes qui passent leurs temps à jouer au jeux vidéos, des banques impitoyables ou de la « bande des alcooliques inconnus ». De ses yeux d’enfant, elle pointe les incohérences, les injustices de notre société, l’engrenage de la misère.

On suit cette famille au bord du gouffre, les aventures de Jan au collège, avec son pote Amir, son frère, l’assistante sociale. Où la mènera cette rage, comment va t’elle s’en sortir ?

Le style claque, gouailleur, familier, fleuri, énervé, avec un sens de la formule et des mots d’adultes digérés par une enfant de 11 ans. Pas de temps mort, on se laisse emporter. Un régal.

« J’ai eu des ennuis au collèges et ça s’entasse avec ceux de la maison mais c’est toujours comme ça : les ennuis, ils attaquent en bande, y a même un proverbe qui dit  qu’un ennui n’arrive jamais seul.  »

Ailleurs sur le web : une autre critique

Roman jeunesse sorti en avril 2016 aux Editions Thierry Magnier – A partir de 12 ans

 

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Mon fils de 8, 9, 10 ans ne lit pas.

Il y a peu, la maman d’un ami de mon fils s’inquiétait : « Il va entrer en CM1 et il ne lit toujours pas », sous-entendu « il ne lit pas de livres ».  Elle était désemparée et ne savait pas quoi faire de plus que ce qu’elle avait déjà fait : abonner son fils à l’école des loisirs, lui faire faire ses devoirs sérieusement tous les soirs. Son cas n’est pas unique … je vais tenter une réponse.

D’abord, restez zen et se dire que ce n’est pas grave, à chaque enfant son rythme. Déjà, le vôtre a marché à 9 mois tandis que le voisin a attendu d’en avoir 16, idem pour la parole ou le vélo. L’acquisition de la lecture, c’est pareil. Et puis, les études l’affirment : les garçons se mettent à la lecture un peu plus tard que les filles. Surtout donc ne comparez pas, laissez lui le temps. Et les histoires de ceux qui lisent Harry Potter en CE1 CE2, ça arrive mais ce sont des exceptions !

C’est quoi savoir lire ? Première étape, le déchiffrage, le B A = BA. Certes, un incontournable mais après, il faut comprendre ce que l’on a lu. Un peu, comme nous, adultes, si nous tentions de lire une thèse scientifique ou philosophique : on déchiffrerait les mots, mais certains nous échapperaient et le sens général peut-être plus encore. C’est pareil pour un enfant, comprendre un roman, au début ce n’est pas facile. Et l’enseignante que je suis, dira que la lecture ne s’acquiert pas en 1 jour et qu’il faut toute l’école élémentaire (du CP au CM2) pour arriver à lire et comprendre de façon fluide. Bref, si votre enfant ne commence à lire des romans qu’en CM2 / 6ème,  c’est tout à fait normal.

Ne cédez pas à la pression ambiante commerciale, voire culpabilisante : oui, il y a pléthore de livres pour enfants dans les boutiques, mais essayez plutôt de vous rappeler ce que vous lisiez au même âge : Oui Oui de la biblothèque rose en CM1 ? Fantomette ou le club des 5, mais à bien y réfléchir, c’était plutôt en 6ème ou 5ème, non ?

Du côté psy et au délà des compétences techniques vues plus haut, lire c’est grandir, c’est accepter dire au revoir au petit garçon que l’on est. C’est faire le silence et s’isoler dans un monde. Et peut-être qu’à 9 ans, on ne veut pas faire comme les parents : lire ces gros romans sans images, ça fait peut-être un peu peur.

Mais attention, ce n’est pas pour autant qu’il faut confiner votre fils à aux albums de maternelle où les histoires lui paraissent simplistes maintenant qu’il a 9 ans.

Avec tout ça, vous allez me dire, on fait quoi alors ???

 

On le prend par les sentiments, par ce qui le passionne, par ce qui lui renvoie une image qui le valorise mais qui ne le pousse pas là où il n’est pas prêt. Bref, on tape dans le culture des 8-10 ans !

Concrètement ?

Qu’est-ce qu’il aime ? Star Wars, les lapins crétins, les dinosaures, les voitures, les légos ou les playmobils … hé bien allez-y. Il existe toutes sortes de livres, documentaires, magazines … voyez avec lui le format qu’il préfère. N’allez pas tout de suite lui proposez les romans tirés des bd, des films, des légos … La lecture, ce n’est pas que des romans. Vous lisez Biba ou Voici, le papa lit l’Equipe ou la Dépêche. Alors votre fils peut lire le magazine Ninjago. Pensez à l’inscrire au Lego Club, c’est gratuit et vous recevrez 5 magazines par an.

Mon fils adore Minecraft (jeu sur tablette), hé bien, le premier petit livre qu’il a lu en entier est un guide Minecraft. Après, on a enchainé avec les suivants et récemment celui de Clash of clan. On peut trouver des encyclopédies Stars Wars ou un Atlas ou encore Guide des records des animaux (oui oui !). Encore une fois, répondez à ces centres d’intérêt.

Vous observerez justement que ce n’est pas une histoire :  non, en effet mais ce qui compte c’est que mon fils est plongé dans un livre, il veut lire le soir, trimballe cet « objet livre à l’école » (en plus des figurines légo !). Car la lecture, c’est aussi, cette capacité de prendre le temps et de s’absorber dans un écrit ou une histoire, seul.

La culture 8-10 ans, c’est aussi les BD. Et là pour le coup, ça lui renvoit une image d’enfant sorti de la « mater ». Il déchiffre à peine, choisissez des bd humoristiques avec peu de texte comme Les lapins crétins, Game Over (lire ma critique). L’important est qu’il prenne l’habitude de lire seul et surtout de prendre du plaisir à la lecture. Et si, en plus, les parents regardent ces BD d’un air dubitatif, c’est d’autant plus jouissif pour eux. La princesse débile de Game Over s’est faite déchiquetée une fois de plus, muahahaaahhh !!!

Une fois l’habitude prise, proposez des BD avec plus de textes, la série Les légendaires, Captain Biceps, AST … Les premiers petits romans eux aussi peuvent être l’occasion d’affirmer une culture qui leur est propre. La série Chair de Poule avec ses thématiques d’épouvante pour les 8-12 réussit bien ce pari.Le graphisme n’est pas à votre goût, tant pis, ce n’est pas à vous que ça s’adresse !

Suivez leurs goûts et pas ce que vous vous voudriez qu’ils lisent, attendez qu’ils soient à l’aise, qu’ils prennent du plaisir pour proposer Le lion de Kessel ou autre.

 

Lisez avec lui

D’un autre côté, s’ils ont encore du mal à déchiffrer, le maitre ou maitresse dira que la lecture n’est pas fluide, difficile de lire un roman. Il est donc inutile de le mettre face à son incapacité en lui fournissant un ! Entrainez-le, on n’a pas appris à conduire en une seule leçon, ni à jouer de la guitare. Il en va de la lecture comme de tout autre apprentissage, pour automatiser, il faut s’entrainer régulièrement.

Tous les soirs, prenez 10-15 (20 ?) mn avec lui, d’abord c’est lui qui lit puis c’est vous (la récompense). Vous ne pouvez pas tous les soirs ? Faites un tour de rôle, embauchez le grand frère ou la grande soeur, fixez 2 jours par semaine et tenez vous y. Faites plus pendant les vacances mais il faut s’y coller ! Choisissez des livres simples pour lui mais dont l’histoire n’est pas trop neuneu. Les séries du Chien Pourri de Colas Gutman ou du Chat assassin de Anne Fine sont excellentes pour ceux qui aiment rire. Ensuite, à votre tour, lisez un roman inaccessible pour lui techniquement mais à sa portée en compréhension. Un de ceux qu’il aimerait pouvoir lire : Harry Potter, la mythologie, Blart … Et armez-vous de patience, oui oui je me suis plusieurs fois endormie quand il ânonnait !

Partez en vacances sans tablette ni écran, pas de jeux électroniques mais des BD, des livres, des magazines, lisez avec eux puis laissez les faire, si vous leur proposez des livres correspondant à leurs centres d’intérêt, ils vont les prendre.

Dernier conseil : acceptez un peu de désordre, dans notre salon, il y a un bac pour les BD empruntées à la bibliothèque qui peuvent donc être saisies et lues, voire abandonnées ouvertes sur le canapé ou la table basse pour être reprises plus tard.

Une fois qu’ils auront butiné parmi tous ces livres, ils seront prêts pour attaquer les « romans jeunesse », et là méfiez vous parce que c’est comme Obélix, une fois tombé dedans, il faut abreuver. Harry Potter, c’est 7 tomes mais la Guerre des Clans ou Cherub, c’est infini ! Avec mon fils, on a suivi le parcours que je vous ai décrit et ça y est : il LIT ! Et il vient de découvrir le manga NARUTO, il n’en décolle pas : 73 volumes à ce jour … Vive le bon coin ou les bibliothèques de quartier !

Bien évidemment, ces conseils peuvent également s’adresser à des filles qui peuvent être intéressées par tous les titres proposés plus haut.

Le plaisir ne viendra pas tout seul dans la plupart des cas, le temps passé à l’école n’est pas suffisant et VOUS avez un rôle important à jouer.

Enfin, je terminerai par les 10 droits du lecteur par Daniel Pennac dont le premier et non des moindres : le DROIT DE NE PAS LIRE ! Je remercie ma soeur qui m’a fait découvrir ces droits dans un lieu que je tairai …

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N’hésitez pas à me faire des commentaires, j’en suis curieuse ou à faire tourner l’article.

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Dysfonctionnelle de Axl Cendres

Dysfonctionnelle Axl CendresVoilà un joli roman bien enlevé qui dépeint l’enfance et l’adolescence de Fidèle alias Fifi ou Bouboule … Sa famille est dysfonctionnelle : son père enchaine les allers retours en prison et sa mère à l’asile. Elle grandit avec ses 6 frères et soeurs dans le bar que tient son père à Belleville avec son oncle, les potes du père, piliers de bar et fans de foot, qui finissent leur soirée sur « Ma gueule » de Johnny H. Et puis, il y a Zaza, sa mamie, qui réconforte avec de bons couscous. La famille est joyeuse, aimante, pleine de vie malgré un quotidien pas simple.

On suit donc les tribulations de Fifi, dans sa famille, à l’école, au collège, dasn un lycée du XVIème ou dans un squatt de Paris. Elle découvre les autres, on assiste aux premières amitiés, aux premiers émois amoureux, ses joies et ses peines et puis la vie qui continue. Elle est la narratrice, elle a un sens de la répartie, un talent pour dépeindre les situations. Et c’est rafraichissant.

 

Un bon moment de lecture pour une plongée dans une famille de milieu populaire !

Editeur : Sarbacane. Oct 2015

A partir de 12-13 ans

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Brise Glace de Jean-Philippe Blondel

Brise Glace Jean Philippe BlondelVoilà un roman très court que j’ai lu d’une traite samedi matin. J’ai été littéralement happée par l’écriture directe, ciselée, intense. Brise Glace : c’est l’histoire d’une rencontre entre deux lycéens. Aurélien ne veut qu’une chose, qu’on l’oublie, se fondre dans la masse, ne pas avoir d’amis. Il n’a pas toujours été comme ça. Un jour, le mec le plus populaire du lycée,  vient lui parler, il veut devenir son ami. Pourquoi ? Quels sont leurs secrets ?

C’est un roman sur une renaissance, sur l’amitié, le deuil, le pouvoir des mots. Il y est beaucoup question d’écrits entre devoirs de français, sms et lettres et puis de poésie urbaine : le slam, rdv mensuel dans un bar pour nos deux jeunes.

J’ai eu les larmes aux yeux plusieurs fois.

Merci à la bibliothèque Bonnefoy de m’avoir fait découvrir ce roman à travers leur sélection Slam. Je vais chercher d’autres romans de cet auteur qui écrit aussi bien en littérature jeunesse qu’en littérature générale.

Acte Sud Junior. Sept. 2011


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Le Chat aux Yeux d’or de Silvana de Mari

Le chat aux yeux d or Sylvana de Mari

« Premier jour des collèges pour Leila. A peine arrivée, celle-ci fait figure d’extraterrestre dans sa nouvelle classe. Il faut dire qu’avec une mère éleveuse de lombrics, un père absent et un prénom hérité d’une princesse de la Guerre des étoiles, elle ne passe pas inaperçue. Les élèves, issus de milieux plus aisés, se moquent de cette fille pauvre qui vit près des marais avec d’autres immigrés. Mais il y a ce chat dans le collège qui semble l’inviter à braver les autres, ce chien adorable qu’elle recueille, ses anciens amis du camp de réfugiés … et cette prof d’italien qui l’a prise en grippe. Comment va t’elle réussir cette première année au collège ?  »

C’est un roman touchant tout en finesse sur l’adolescence, la difficulté de nouer des amitiés quand tout oppose, mais aussi sur l’entraide, une invitation à aller la face voir la face cachée du miroir : chacun n’est pas ce qu’il parait. Leïla et sa bande va bien grandir le temps de cette année de 6ème. Le tout bien écrit avec de la fantaisie, de l’humour, de la tendresse tout en étant bien ancré dans la réalité sociale : comment un enfant s’insère à l’école ? quel est le sort de ceux qui restent à côté, dans les camps ?

Je n’ai pu m’empêcher de penser à Verte de Marie Desplechin car Leïla et Verte ont en commun de se démener avec la pré-adolescence et la différence mais là où Verte évolue dans un monde fantastique de sorcières, Leïla, elle, se coltine un quotidien bien réel de famille isolée, monoparentale, précaire, la vraie vie de beaucoup plus d’enfants qu’on croit aujourd’hui… même s’il y a ce chat un rien fantastique (chut je n’en dis pas plus). Certains thèmes abordés sont durs mais la fin est heureuse.

Je l’ai conseillé à ma fille de 11 ans qui a beaucoup apprécié.

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Paola Crusoé, BD de Mathilde Domecq

paola crusoe tome 1C’est ma fille de 11 ans qui a souhaité que j’écrive quelques lignes sur cette bande dessinée qui nous a ravies.

Paola Crusoé, comme vous pouvez vous en douter, c’est l’histoire d’un petite fille qui après un crash d’avion échoue sur une ile avec son père, sa petite sœur et son grand frère, la maman n’était pas du voyage, restée à Paris pour le travail. Ils vont devoir apprendre à survivre : « Ca ressemblait tellement au paradis et ça n’était pourtant que le début de l’enfer », nous dit Paola dès la première page.

C’est touchant, drôle, surprenant, jamais complaisant. Les relations familiales ne sont pas simples entre l’ado en pleine rébellion et maladroit, la jeune Paola qui prend en charge sa petite sœur qui ne se rend pas compte des mille et un dangers sur l’île, le papa apprenti Robinson.

L’histoire est bouclée en 3 tomes. Chacun a parcouru un long chemin au sens figuré comme au sens propre.

Une bonne lecture !

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