Leçon de communication, leçon de vie

Posté par Maman Véronique, Vendredi 4 juin 2010 dans Pour les parents

Il a y 3-4 semaines, j’étais à une conférence de Jacques Salomé.

Je l’avais découvert pendant les « longues » heures d’attente chez mon médecin qui avait parsemé ses murs de citations ou de poèmes de J. Salomé. Ces textes m’avaient donné envie d’en savoir plus, d’autant que j’étais en démarche de réflexion sur moi-même, cherchant à être simplement mais pleinement heureuse (pas si simple, n’est-ce pas ?).

Jacques SaloméJ’ai découvert dans ses livres tout un langage, une manière de communiquer, une façon d’appréhender les relations humaines différente qui m’ont ouvert des horizons nouveaux. Pas facile de les appliquer tous les jours mais quand on le fait, on se rend compte qu’on peut désamorcer un conflit, se sentir mieux et moins rejeter nos ressentis sur le dos de l’Autre. Vivre plus léger, plus serein et dons plus  heureux.

Pendant près de 2h30, avec beaucoup de pêche et d’humour, Jacques Salomé, 75 ans, 67 livres à son actif, traduits dans de nombreuses langues – officiellement psychosociologue diplômé de l’école des Hautes Études en Sciences Sociales de Paris, formateur, écrivain, poète mais préfère se dire : Éveilleur de conscience, archéologue de nos histoires intimes, passeur de vie, jardinier des relations humaines – a présenté les principes fondamentaux de sa pensée et illustré concrètement son principe de visualisation devant l’amphithéâtre comble de la Fac Paul Sabatier de Toulouse.

En quelques mots, dans une relation, nous ne sommes pas 2 mais 3 (tiens, c’est pas du tout ce qu’on dit dans une église le jour du mariage…), les 2 personnes et la relation entre elles deux.  Et le voilà qui invite 2 personnes à monter sur scène et les relie avec une écharpe. Chacun est responsable de son bout de la relation.

Qu’est ce que cela veut dire ?

Si j’appelle mon chéri pour lui annoncer « désolée ce soir, je vais rentrer plus tard », je ne suis pas responsable de sa façon de réagir, un tel se réjouira car il pourra regarder le match tranquille plutôt que la nouvelle star pour faire plaisir à sa chérie, un autre sera déçu, voire en colère car il avait préparé un bon petit plat.

Et ça se joue au retour, si on arrive et que l’on nous apostrophe d’un reproche « tu auras pu faire un effort et rentrer plus tôt », c’est sûr que c’est pas facile de comprendre que l’autre est déçu parce qu’on a fait capoter le petit repas préparé, qu’on ignorait.

Le « tu » agresse (il appelle cela la relation klaxon « tu tu tu », à cesser pour plus de paix dans les chaumières), alors qu’un « je suis triste, j‘aurais aimé partager avec toi ma soirée » engage une discussion plus saine et respectueuse de part et d’autre.

Ce n’est qu’une anecdote parmi tant d’autres pour vous donner envie d’aller plus loin. Et puis, je me suis promis de chroniquer prochainement quelques uns de ses livres notamment sur la relation parents – enfants.

En fouillant un peu sur le net, j’ai trouvé la bande annonce d’un DVD d’une de ses conférences donnée en 2009 : « Etre une femme aujourd’hui », prenez quelques minutes … c’est vraiment comme ça que ça se passe avec parfois 10 personnes sur scène pour qu’on visualise et comprenne bien de quoi il s’agit.

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3 Commentaires

  1. Jarvik dit :

    Mais que ce c’est que cette histoire ? Je regarde pas les matchs moi !!

    TU le sais bien pourtant ;-)

  2. mamma mia dit :

    je viens de regarder la bande annonce, intéressant. Je m’aperçois qd même que plus que « être une femme aujourd’hui » c’est aussi l’avenir des enfants qui l’intéresse et il manifeste une profonde inquiétude quant à la façon dont les parents les éduquent. Désir, besoin, maman, mère, épouse, éternelle histoire, si tout était si simple aucune besoin de Françoise Dolto, de Freud et Cie.

  3. Maman Véronique dit :

    Jarvik : c’est bien Tu as tout compris ! J’en suis ravie ;-)

    Mamma mia : oui, il se préoccupe beaucoup des enfants, porteurs d’avenir. Il s’est aussi longtemps battu pour que la communication soit enseignée à l’école (aujourd’hui, il n’y croit plus) afin de créer des relations plus respectueuses. Et oui, il donne des clés pour mieux comprendre tout ce qu’on trimballe en nous même.

    Et ses livres se lisent très facilement, ils sont très concrets.