Nous avons planifié un voyage à Paris cet été et prévoyons quelques visites avec les enfants. Pour les faire un peu rêver sur la capitale et leur donner envie de découvrir la capitale, j’ai cherché un livre qui se passerait à Paris … Le libraire m’a orienté vers ce livre animé sur Paris.

Couverture du documentaire enfant sur Paris

Il est extra ! Il décline les lieux et caractéristiques principaux de Paris : des moyens de transport (métro, bus, péniche …) au jardin du Luxembourg en passant par la Villette ou la butte Montmartre.  Grâce aux tirettes, on peut illuminer la tour Eiffel, participer aux expériences dans la Cité des sciences, jouer à cache cache parmi les colonnes de Buren au Palais Royal, regarder un film au cinéma en plein air (quel est ce dessin animé d’ailleurs ? Ma fille a la réponse !) ou se balader dans la grande galerie de l’Evolution au muséum d’histoire naturelle du jardin des plantes.  Bref tout y est, même les belles vitrines de Noël. J’aurais vous faire partager toutes les pages … En voici une :

Illustration de la Galerie de l'évolution

Le livre se termine par un superbe plan dépliable de Paris où sont placés tous les lieux remarquables. Bref, ils vont pouvoir jouer au guide touristique sans soucis !

plan de Paris du livre animé sur Paris

Les illustrations gaies et colorées de Emmanuel Risto fourmillent de petits détails. Les enfants présents sur toutes les pages permettent à nos petits touristes en herbe de se projeter pour ce séjour.

Mes enfants l’adorent. Un livre documentaire très ludique pour faire découvrir Paris !

nous aimerions bien continuer notre découverte de Paris. Aussi, si vous avez des références d’albums jeunesse qui se passent à Paris, je suis preneuse.  N’hésitez pas à me les indiquer en commentaire.

Mon livre animé de Paris de Géraldine Krasinski et Emmanuel Ristord aux Editions Milan. De 4 à 7 ans.


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C’est reparti !

Posté par Maman Véronique, Mercredi 25 mai 2011 dans Raconter

Et voilà, le concours professeur des écoles est passé … en attendant les résultats, je me replonge dans d’autres activités plaisir. Ca pourra aussi m’aider à oublier l’attente.


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EN PAUSE

Posté par Maman Véronique, Mercredi 13 avr 2011 dans Raconter

Les oraux du concours approchent … à partir du 13 mai. Je suis en pleine révision, je croule sous les documents, livres …  et aussi en stage en responsabilité devant des CM1 …. bref, je n’ai pas le temps de mettre à jour ce blog.

J’espère reprendre début juin.

A très bientôt.


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Au coeur de la cour de récré

Posté par Maman Véronique, Jeudi 31 mar 2011 dans Pour les parents

Documentaire Récréations de Claire SimonVoilà ce que nous propose la réalisatrice Claire Simon dans ce documentaire Récréations tourné dans une école à Paris en 1992.

Voilà le synopsis : « Il existe une sorte de pays, très petit, si petit qu’il ressemble un peu à une scène de théâtre. Il est habité deux ou trois fois par jour par son peuple. Les habitants sont petits de taille. S’ ils vivent selon des lois, en tout cas, ils n’arrêtent pas de les remettre en cause, et de se battre violemment à ce propos. Ce pays s’appelle « La Cour » et son peuple « Les Enfants ». Lorsque « Les Enfants » vont dans « La Cour » ils découvrent, éprouvent la  » force des sentiments ou la servitude humaine », on appelle cela, la récréation. »

Claire Simon a filmé dans la cour de l’école de sa fille, elle a choppé au vol des Histoires, c’est « shekspeare » dans la cour dit-elle et on se prend au jeu, un tel arrivera-t’il à construire sa maison ? Va-t’elle vaincre sa peur de sauter ? Les copines vont-elles l’aider ou l’enfoncer ?

Evidemment, on y voit des choses dures : de la bagarre, un enfant qui marche sur un autre, un souffre douleur, « Je vais te TUER » s’écrit un autre ou « on arrêtera quand tu pleureras », des détresses. Mais souvent le bourreau se transforme en victime la minute suivante.Ils expérimentent la vie avec leurs semblables sans le regard des adultes, ils s’essaient à la vie en société, ils sont bruts sans honte, sans convention et la confrontation peut-être violente, ils apprennent la liberté.  Ils savent les maîtres & maîtresses pas loin, ils savent aller près d’eux pour ne pas se faire embêter mais curieusement, ils ne sont pas à aller chercher de l’aide toutes les 5 minutes comme on pourrait l’imaginer, ils repoussent les limites, ils expérimentent, ils essaient de s’en sortir seul.

Claire Simon a filmé dans la cour de l’école de sa fille, elle a choppé au vol des Histoires, « c’est Shakespeare dans la cour » dit-elle et on se prend au jeu, un tel arrivera-t’il à construire sa maison ? Va-t’elle vaincre sa peur de sauter ? Les copines vont-elles l’aider ou l’enfoncer ?

Chaque coin de la cour est un terreau pour l’imagination, là une barrière sert tour à tour de porte chez les coiffeurs puis de barreaux de prisons, des petits bâtons sont des trésors, un banc le lieu d’une épreuve de saut. C’est ce qu’elle appelle la topographie affective de la cour.

Sans commentaire, avec juste un peu de musique (un peu trop ?), on est plongé au milieu de nos bouts de chou. Pour tous les parents qui voudraient être une petite souris dans la cour de récréation, pour tous les adultes qui voudraient retrouver des émotions d’enfance oubliées car qui se souvient de ses jeux quotidiens de récré, des drames ou victoires remportées entre 3 et 6 ans à l’école maternelle ?

Récréations de Claire Simon – Film d’ici et Arte – 1991-92

Pour celles qui me connaissent, je peux prêter le DVD.


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Mèche Blanche, la toile du vendredi soir

Posté par Maman Véronique, Vendredi 25 mar 2011 dans Dessins animés, Voir

image film Mèche Blanche castor lynxBien installé dans le canapé avec notre bol de glace, les enfants et moi sommes prêts pour la toile du vendredi soir (sans le papa qui est sorti). Ce soir, c’est Mèche Blanche ou les aventures d’un petit castor du Canada.

Mèche Blanche, dénommé ainsi à cause des poils blancs qu’il a sur la tête, vit paisiblement avec sa sœur et sa maman. Il y a bien le grand duc qui surveille, prêt à foncer sur sa proie au moindre faux pas mais cela n’empêche pas ce petit curieux d’explorer les alentours de la rivière, de jouer avec un bébé lynx ou de se frotter à un porc épic.

Un jour, le barrage soigneusement construit par maman castor cède sous le poids de maman ours. Mèche Blanche vient voir ce qui se passe et le voilà emporté pour le courant. Il se retrouve seul des kilomètres plus bas.  Pour retrouver sa famille, il devra affronter les nuits sombres pleine de dangers, les loups, copiner avec un vieux castor, braver un incendie.

DVD du film Mèche Blanche ou les aventures d'un petit castorCe sont de vrais animaux qu’on suit tout au long du film, dans des décors – les forêts du Québec – magnifiques. On découvre la vie des castors, leur soin et ruse pour construire un barrage qui crée un étang en amont de la rivière où ils peuvent vivre tranquille dans une cabane construite au milieu de l’étang, possédant un entrée secrète sous l’eau. Impressionnant, non ?

Ici, pas de musique forte, de blagues et autres clin d’œil pour les parents, point d’animaux qui parlent. Le rythme est lent, la musique discrète. Au son de la douce voix d’André Dussolier (Quel talent ! c’était lui qui contait Amélie Poulain),  on s’imprègne de l’atmosphère, on observe les joies de l’ourson qui se roule dans les fleurs, l’inquiétante  meute de loups qui rode, on rit du bébé lynx qui hésite à effleurer le castor de sa grosse papatte pour finalement tomber à l’eau.

Et pourtant ce n’est pas un documentaire, c’est bien une histoire d’apprentissage de la vie. Les animaux sont attachants et leurs aventures parlent aux enfants : Mèche Blanche est comme eux, il a peur de la nuit sombre, il ignore les dangers, il est curieux, aime jouer mais il va devoir grandir et ce n’est pas facile. Il y aussi l’absence du papa, la famille recomposée que beaucoup d’enfants connaissent.

Choisi à la médiathèque après avoir feuilleté le livre sur le film, ce fut un succès. Bien sûr, j’ai fini avec un lynx et un castor « petite soeur » au brossage de dent !

Mèche Blanche de Philippe Calderon – Les films du rêve – 2008 – A voir en famille


Mèche Blanche – BA par UGCDistribution


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Verte de Marie Desplechin

Posté par Maman Véronique, Jeudi 24 mar 2011 dans Raconter

Couverture de Verte roman jeunesse de Marie DesplechinMarie Desplechin, connue pour ses livres à direction des adultes (que j’aimerais bien lire un de ces jours …) écrit aussi pour la jeunesse comme le prouve le roman Verte.

Verte, c’est un titre bien mystérieux que la couverture ne vient pas vraiment éclairer. Jugez plutôt quel est le rapport entre cette vieille sorcière plongée dans ses grimoires ou serait-ce plutôt des BD avec la couleur Verte ? La nouvelle édition est un peu plus représentative … (voyez en bas de l’article).

Verte, c’est une pré-ado qui refuse d’accepter son héritage maternel : la condition de sorcière. C’est une ado comme les autres avec des préoccupations autour de l’école, des copains, d’un éventuel amoureux … mais qui ne veut surtout pas que son don se révèle : passer la journée à faire des potions comme sa mère, alors là NON ! La mère qui n’attend que ce jour là pour transmettre à sa fille tout son savoir se désespère et fait appel à sa propre mère, sorcière elle aussi, pour convaincre voire éduquer sa fille. Mais tout ne se déroulera pas comme elle le souhaite …

Et c’est très drôle, d’abord parce que l’on plonge des personnages fantastiques classiques, les sorcières, dans un univers urbain très actuel, il y a comme un choc des cultures (un peu comme quand Harry Potter est dans sa famille d’humain adoptive) comme cette mamie qui traine sa petite fille dans sa cave où l’on retrouve tout l’attirail de la sorcière : innombrables bocaux de crapauds et autres bestioles, chaudron etc.  Le comique apparait aussi dans la confrontation des points de vue :  chaque partie est écrit à la première personne par un des  différents protagonistes, d’abord la maman, puis la grand-mère, la jeune fille Verte puis son copain, on explore ainsi une même situation avec des points de vue différents.

On voit poindre les questions de l’adolescence, s’accepter, s’opposer aux parents, les différences entre les familles et les cultures. Et comprendre qu’une même situation selon qui on est n’est pas vécue de la même façon.

Après l’ogrelet qui ne voulait pas s’accepter, voici la sorcière Verte, un même thème, deux traitements radicalement différents mais tout aussi réjouissants.

Verte de Marie Desplechin – Edition Neuf de L’Ecole des loisirs.


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L’ogrelet de Suzanne Lebeau

Posté par Maman Véronique, Lundi 21 mar 2011 dans Raconter

Couverture du livre jeunesse L'ogrelet de Suzanne LebeauL’ogrelet : c’est l’histoire d’un petit ogre qui ne sait pas qu’il est un ogre. Sa mère l’a protégé, élevé loin des hommes, loin du sang, de la couleur rouge pour étouffer les instincts de son fils.

Seulement, notre ogrelet veut aller à l’école, il veut apprendre et se faire des copains. Il débarque dans une classe, c’est déjà un géant du haut de ses 6 ans. Il suffit qu’un enfant saigne du nez pour que sa vraie nature se révèle.

Il ne veut pas accepter l’évidence : il ne veut pas manger ses copains ni surtout son amie Pamela. Il devra alors affronter 3 épreuves pour maîtriser son instinct vorace.

Courte pièce de théâtre dont la mère et le fils en sont les uniques personnages. J’ai beaucoup aimé cette mère protectrice qui va jusqu’à demander à la maîtresse de « garder son robe rouge qui lui semble si jolie » pour les week-ends. J’ai admiré ce petit ogre qui refuse la facilité : accepter l’héritage paternel et qui, au contraire, est prêt à braver les dangers pour grandir.  Une histoire initiatique qui incite à regarder sa part d’ombre et se demander si on la subit ou si on décide de changer et d’en faire une force.

Cette pièce est aussi l’occasion d’une réflexion sur le désir, le plaisir, la tentation qui dans notre société de consommation est bien galvaudé. L’ogrelet, qui doit résister à la tentation de manger un coq pour sa première épreuve repense à la leçon de sa maîtresse :

« Prenez le temps de désirer ce ballon. Une journée sans ballon le rend beaucoup plus précieux.
Elle dit qu’il faut cultiver le désir avec patience, comme une plante dans son jardin. Qu’il faut le sentir naître, le regarder s’épanouir … Et qu’il en va ainsi de tous les désirs : celui du chocolat, d’une poupée, d’une épée pour jouer les chevaliers et sûrement d’un coq blanc. Le temps du désir fait murir le vrai plaisir caché au fond des choses. »

Suzanne Lebeau est une auteure québecoise qui a donné ses lettres de noblesse au théâtre pour le jeune public. Je vais guetter le passage d’une de ces nombreuses pièces à Toulouse.

L’ogrelet de Suzanne Lebeau aux éditions théâtrales jeunesse. A partir de 8 ans.


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Oups ! de Jean-Luc Fromental et Joëlle Jolivet

Posté par Maman Véronique, Samedi 19 mar 2011 dans Raconter

couverture du livre Oups ! de Jean-Luc Fromental & Joëlle JolivetIl y a quelques jours, je vous parlais de 365 pingouins et bien, les mêmes auteurs Jean-Luc Fromental et Joëlle Jolivet,  ont commis l’album jeunesse Oups ! ou les aventures trépidantes d’une famille qui tente de rejoindre l’aéroport pour partir en vacances.

Le père, pressé, refuse d’aider la tante – qui garde l’appartement et les animaux de l’appartement – à retrouver ses lunettes. Celle-ci laisse alors échapper son savon des mains, il tombe par la fenêtre, heurte le postier à vélo qui zigzague, le taxi qui transportait la famille fait un écart et heurte une armoire électrique. C’est le début des ennuis ! La traversée de la capitale se révèle être un parcours semés d’embûches : embouteillage, incident dans le métro, accident, éléphant sur un skate board, ours échappés du Zoo … ils enchainent les moyens de transport mais ils sont de plus en plus en retard !

Réussiront-ils à prendre l’avion ? Qui élucidera l’origine de toutes ces problèmes de circulation ?

Voilà un livre très drôle, riche en péripéties et rebondissements saugrenus qui illustre parfaitement l’effet papillon : Un battement d’ailes de papillon peut provoquer une tornade à l’autre bout du monde.  De la cause à l’effet : les enfants s’amusent à chercher ce qui d’une page à l’autre a entrainé le déboitement de la grande roue, une ruée de cochons sur la voie (j’ai beaucoup aimé le barbecue géant des bouchers avec un cochon rose ballon dirigeable qui attire tous ses camarades !) ou un gigantesque feu d’artifices. Beaucoup de rythme dans ce livre, renforcé par le style retenu : tel un commentateur de course, le fils raconte leur fuite en avant au milieu de la ville et de son cortège de bruits, véhicules, métro, encombrements…

C’est un grand livre où les illustrations s’étalent en double page, elles regorgent de détails rigolos qui incitent les enfants à prendre le temps de les observer.

Petits et grands étaient ravis.

Oups ! de Jean-Luc Fromental et Joëlle Jolivet aux Editions Helium.


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