Shantala, pour prendre le temps avec son enfant

Posté par Maman Véronique, Vendredi 7 jan 2011 dans A faire, Pour les parents

shantala un art traditionnel le massage des enfantsHier, j’ai offert mon livre Shantala à une jeune maman et amie. Plutôt que de le garder pour d’hypothétiques et futurs petits enfants, j’ai eu envie de partager la pensée de l’auteur et cette pratique. C’est une initiation aux massages indiens pour les bébés, une pratique traditionnelle pour accueillir chaque nouveau né de ce lointain pays.

Ce livre est très beau :  un grand format (A4) qui fait la part belle aux photos de cette jeune maman indienne, Shantala, avec son bébé, elles viennent illustrer à point nommé les explications de l’art du massage.  Frédéric Leboyer, à l’origine de la publication du livre, le ponctue de textes simples, courts et poétiques sur la venue au monde des bébés. Il nous invite à se mettre à leur place, à leur prodiguer de la douceur et de la tendresse, à les masser pour mieux les accueillir et ne pas les laisser à leur angoisse. A travers ce livre, on sent beaucoup d’amour pour les jeunes enfants et on est souvent émue à sa lecture.

A noter, que ce n’est pas le premier venu, bien au contraire. Frédéric Leboyer est un gynécologue obstétricien pionnier : il est à l’origine de l’accouchement en douceur (voir aussi son livre « Pour une naissance sans violence »).

Je vous laisse en compagnie du texte de la 4ème de couverture :

Les semaines qui suivent la naissance
sont comme une traversée d’un désert.
Désert peuplé de monstres :
les sensations nouvelles qui
du dedans
montent à l’assaut du corps de l’enfant.

Après la chaleur du sein maternel,
après la folle étreinte qu’est la naissance,
la solitude glacée du berceau.
Et puis surgit un fauve,
la faim,
qui mord le bébé aux entrailles.

Ce qui affole le malheureux enfant
ce n’est pas la cruauté de la blessure.
C’est sa nouveauté.
Et cette mort du monde de l’entour
qui donne à l’ogre
des proportions immenses.
Comment calmer une telle angoisse ?

Nourrir l’enfant ?
Oui.
Mais pas seulement de lait.
Il faut le prendre dans les bras.
Il faut le caresser, le bercer.
Et le masser.

Ce petit, il faut parler à sa peau
il faut parler à son dos
qui a soif, qui a faim
autant que son ventre.

Dans les pays qui ont conservé
le sens profond des choses
les femmes savent encore cela.
Elles l’ont appris de leur mère,
elles l’enseigneront à leurs filles,
cet art profond, simple
et très ancien
qui aide l’enfant à accepter le monde
et le fait sourire à la vie.

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3 Commentaires

  1. TatieCécilou dit :

    le texte de la 4° de couverture est très beau. C’est une chouette idée cadeau ! Pour Tybalt, à chaque fois que je l’ai amené à une séance de massage pour les bébés, il gigotait dans tous les sens ou bien riait aux éclats ! je n’ai jamais pu le masser vraiment ! même maintenant il se marre quand je lui masse les pieds et réclame des « tatouilles » !

  2. mamma mia dit :

    je pensais que jarvik allait mettre un commentaire dans le genre  » moi aussi j’ai besoin de massages  » le poème est très joli. Heureux bébés des temps modernes …

  3. Maman Véronique dit :

    @ Tatie : c’est comme les histoires, au début, ils sont pas réceptifs et puis on continue, on persiste et petit à petit, ils découvrent et aiment. Mais les guilis, c’est sympa aussi !
    @ Mamma mia : il est pas passé par là, faut croire, sinon c’est sûr, il en aurait demandé !