Game Over or Not Game Over

Posté par Maman Véronique, Dimanche 29 déc 2013 dans Bandes dessinées, Raconter

Offrir ou ne pas offrir Game Over à un petit garçon … je vais tenter de vous donner ma réponse …

game over affiche C’est mon fils qui m’a fait découvrir la BD GAME OVER de Midam, Adam et Patelin. Il avait 5 ans … Et j’ai été affligée. Je vous explique : Game Over met en scène un personnage de jeu vidéo, Petit Barbarte, un « avatar » comme disent ceux qui jouent, les gamers on les appelle. L’ambiance est moyenâgeuse, le personnage, sorte de chevalier en culottes courtes poursuit sa quête : délivrer sa princesse tout en dézinguant de multiples monstres aussi horribles que bêtes. Autant vous le dire tout de suite, il n’y arrive jamais, chaque planche se terminant invariablement par un « GAME OVER ».

Comment vous dire : la princesse est pas belle, stupide, préoccupée par son apparence avec souvent de  bonnes intentions mais qui leur causent pas mal d’ennuis, le « héros » est pas bien malin non plus et cela finit en général en chair à pâté avec viscères, yeux qui sautent et marre de sang. Ce sont ces illustrations trash qui m’ont dérangée et qui faisaient hurler de rire mon fils car au lieu de lire game over, je m’écriais « bahhhh mais c’est affreux ! », « hiii c’est horrible ! » , « Mais c’est dég… outant ! ». C’est sûr, c’est très très loin de Boule et Bill et pourtant …

Pourtant, j’ai changé d’avis … c’est une BD sans texte (ou casi) donc accessible dès 5 ans, c’est souvent drôle si on n’est pas gêné voire si on aime le côté « gore » de la BD , idem pour la vision plutôt misogyne de la princesse (mais comme y en pas un pour rattraper l’autre … ça va) et ça aiguise le sens de l’observation et la logique : en effet, si on a loupé l’indice ou le mécanisme dans une des premières cases de la planche, impossible de comprendre la chute finale… mon fils m’en a expliquées quelques unes … (le soir, je suis un peu à la rue … mais bon on a du aussi m’expliquer Polo aime les moules frites alors ça en dit long sur ma fatigue certains jours). Un humour sans pitié, jouissif : mais comment ça va rater cette fois encore. Surtout que parfois, on y croit, ça a l’air bien parti pour le héros s’en sorte mais implacablement : Game Over. Une BD pour faire découvrir l’humour noir aux enfants, une fois qu’on a accepté ça, on peut y aller !!

Bref une BD transgressive pas bête qu’un enfant peut  » lire » (décrypter) seul tout en se marrant.

Tout public mais âmes sensibles s’abstenir, je vous laisse en compagnie de nos héros, une planche qui illustre bien mon propos.

 

planche_GAME_OVER_T11

BE Game Over de Midam, Adam et Patelin aux éditions Mad Fabrik.

 


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Emile est invisible de Vincent Cuvellier et Ronan Badel

Posté par Maman Véronique, Vendredi 1 nov 2013 dans Raconter
couverture de l'album jeunesse Emile est invisible

couverture de l’album jeunesse Emile est invisible

Notre coup de coeur du moment : les aventures de Emile. Emile est un petit garçon avec des idées saugrenues que seul un enfant peut avoir et puis il est têtu, il veut toujours avoir raison (non non il ne me rappelle pas du tout mon fils de 6 ans !).

Dans cet album, il a décidé qu’il était invisible, qu’il pouvait donc aller manger des bonbons dans la cuisine sans que sa maman ne le voit (si elle s’en aperçoit, c’est seulement parce qu’il a laissé des traces …), il peut aussi aller regarder la télé avec une copine en tenue d’Eve puisqu’elle ne le voit pas …

C’est très drôle, les dialogues avec la maman sont terribles (on croirait s’entendre).

Dans d’autres albums, Emile veut une chauve souris comme animal de compagnie … il ne lâchera pas cette idée, non ! Il a tous les argument pour convaincre sa maman, qui décidément est bien rabat-joie. Et dans Emile se déguise, il ne veut pas se déguiser comme tout le monde pour Carnaval … surtout pas en grosse tomate comme l’an passé !

Bref, on a commencé la collec et on s’amuse bien ! (heureusement notre bibliothécaire aime aussi !).

 

Emile est invisible de Vincent Cuvellier et Ronan Badel aux éditions Gallimard Jeunesse Giboulées. Pour les enfants qui ont un certain sens de l’humour !

 


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Les Croods : hilarant, courez-y en famille !

Posté par Maman Véronique, Lundi 29 avr 2013 dans Dessins animés, Films d'animation

Par cette journée pluvieuse, Maria, ma fille, demande à aller voir Les Croods. Franchement, j’étais peu emballée au vu de l’affiche (ils sont pas franchement beaux ces personnages !) et du pitch (crise d’adolescents, père omniprésent …), j’avais peur d’un Transylvania version préhistoire pas adapté à mes enfants (5 ans 1/2 et 8 ans 1/2). Perso, dans Transylvania, j’avais trouvé que tout allait tellement vite au niveau des dialogues qu’on ne comprenait rien, et je n’avais pas été sensible à leur humour entre autre … bref, je n’avais pas aimé.

C’est bien parce qu’on pouvait avoir une séance 2D (comprendre sans les suppléments de la 3D) que je les y ai emmenés et j’en suis ressortie emballée !

Le scénario tient la route : la famille Croods va devoir quitter sa caverne protectrice pour fuir la fin de leur monde (la Terre tremble!) et c’est le début de l’aventure ! Les personnages sont hauts en couleur et au final attachants (oui oui je sais, on ne juge pas un film sur son affiche), qui préfèrerez-vous : le bébé enragé tel une bête sauvage, la fille agile comme un singe, la grand-mère « toujours vivante », le jeune gars pratique ou le père surprotecteur : « surtout ne jamais avoir pas peur » ? La forêt rivalise avec celle d’Avatar avec en plus des créatures exotiques surprenantes.

Mais surtout le film fourmille des gags … drôles ! On y retrouve un esprit Tex Avery, les héros se prennent des pierres sur la tête ou tombent dans un trou et on s’esclaffe. Nul n’est besoin d’avoir des références pour rire, c’est bien pour cela que les enfants explosent de rire avec nous plusieurs fois pendant le film.  Les studios Dreamworks ont réussi cet exploit, sortir des scénarios stéréotypés des films qui doivent séduire enfants et parents et donc où il faut des références pour les adultes que les enfants ne saisissent pas. Ils font la preuve que ce n’est pas un passage obligé et je leur dit Merci et Bravo !

Je ne mettrai pas la bande annonce, quelques gags y sont dévoilés et c’est dommage.  Je ne vous mettrai pas non plus le lien vers la vidéo Daddy Cool version Daddy Croods, là c’est franchement pour ma fille !

J’espère que vous saurez où passer votre prochaine après-midi pluvieuse !

PS. Message spécial pour mon neveu : il n’y a pas de dinosaures.


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La famille MORALLES – Andiamo !

Posté par Maman Véronique, Dimanche 23 déc 2012 dans Sorties

Affiche du Cirque Famille Moralles spectacle AndiamoLa famille MORALLES est de passage à la Grainerie à Toulouse et c’est un spectacle de cirque déjanté, endiablé et drôle.

Dès le départ, l’ambiance est posée : nous entrons nous placer sous le chapiteau, prêts à attendre 30 minutes que le spectacle commence. Hé bien non : la famille Moralles est là sur scène et à table, en train de finir un repas. C’est le moment où les petits derniers s’essaient à leur premier numéro : voilà une petite fille de 8 ans qui faire des acrobaties, un autre qui jongle ou qui fait du mono cycle. Le petitou de 5-6 ans en costume 3 pièces offrira une fleur à ma fille qui a ougi jusqu’aux oreilles. L’ambiance est bon enfant.

Les voilà qui rangent dans un joyeux charivari. Ils font tout musique, chant, mîmes et numéros de cirque, chacun à son personnage : loufoque, bêta, maladroit, colérique, enjoleuse, fantasque … et ils enchainent entre cabaret, musette (ah Dino le joueur d’accordéon et ses jeux de mots fabuleux), les filles qui rivalisent avec leurs cerceaux, une autre allume les cyclistes, numéros modernes comme le ruban ou la barre métallique mais aussi du trapèze, du jonglage et des clowneries. Sans oublier les tours traditionnels de magie comme la boîte qui permet de découper en morceaux, « y a un truc »  commente Dino oui mais lequel !!

Les enfants comme les parents ont ri à cœur joie et en ont pris plein les yeux. Voilà notre soirée spectacle de vacances de Noël bien réussie.

Il reste encore quelques dates à la fin de la semaine …

Pour réserver à la Grainerie.

Le site de la famille MORALLES.


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Verte de Marie Desplechin

Posté par Maman Véronique, Jeudi 24 mar 2011 dans Raconter

Couverture de Verte roman jeunesse de Marie DesplechinMarie Desplechin, connue pour ses livres à direction des adultes (que j’aimerais bien lire un de ces jours …) écrit aussi pour la jeunesse comme le prouve le roman Verte.

Verte, c’est un titre bien mystérieux que la couverture ne vient pas vraiment éclairer. Jugez plutôt quel est le rapport entre cette vieille sorcière plongée dans ses grimoires ou serait-ce plutôt des BD avec la couleur Verte ? La nouvelle édition est un peu plus représentative … (voyez en bas de l’article).

Verte, c’est une pré-ado qui refuse d’accepter son héritage maternel : la condition de sorcière. C’est une ado comme les autres avec des préoccupations autour de l’école, des copains, d’un éventuel amoureux … mais qui ne veut surtout pas que son don se révèle : passer la journée à faire des potions comme sa mère, alors là NON ! La mère qui n’attend que ce jour là pour transmettre à sa fille tout son savoir se désespère et fait appel à sa propre mère, sorcière elle aussi, pour convaincre voire éduquer sa fille. Mais tout ne se déroulera pas comme elle le souhaite …

Et c’est très drôle, d’abord parce que l’on plonge des personnages fantastiques classiques, les sorcières, dans un univers urbain très actuel, il y a comme un choc des cultures (un peu comme quand Harry Potter est dans sa famille d’humain adoptive) comme cette mamie qui traine sa petite fille dans sa cave où l’on retrouve tout l’attirail de la sorcière : innombrables bocaux de crapauds et autres bestioles, chaudron etc.  Le comique apparait aussi dans la confrontation des points de vue :  chaque partie est écrit à la première personne par un des  différents protagonistes, d’abord la maman, puis la grand-mère, la jeune fille Verte puis son copain, on explore ainsi une même situation avec des points de vue différents.

On voit poindre les questions de l’adolescence, s’accepter, s’opposer aux parents, les différences entre les familles et les cultures. Et comprendre qu’une même situation selon qui on est n’est pas vécue de la même façon.

Après l’ogrelet qui ne voulait pas s’accepter, voici la sorcière Verte, un même thème, deux traitements radicalement différents mais tout aussi réjouissants.

Verte de Marie Desplechin – Edition Neuf de L’Ecole des loisirs.


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Oups ! de Jean-Luc Fromental et Joëlle Jolivet

Posté par Maman Véronique, Samedi 19 mar 2011 dans Raconter

couverture du livre Oups ! de Jean-Luc Fromental & Joëlle JolivetIl y a quelques jours, je vous parlais de 365 pingouins et bien, les mêmes auteurs Jean-Luc Fromental et Joëlle Jolivet,  ont commis l’album jeunesse Oups ! ou les aventures trépidantes d’une famille qui tente de rejoindre l’aéroport pour partir en vacances.

Le père, pressé, refuse d’aider la tante – qui garde l’appartement et les animaux de l’appartement – à retrouver ses lunettes. Celle-ci laisse alors échapper son savon des mains, il tombe par la fenêtre, heurte le postier à vélo qui zigzague, le taxi qui transportait la famille fait un écart et heurte une armoire électrique. C’est le début des ennuis ! La traversée de la capitale se révèle être un parcours semés d’embûches : embouteillage, incident dans le métro, accident, éléphant sur un skate board, ours échappés du Zoo … ils enchainent les moyens de transport mais ils sont de plus en plus en retard !

Réussiront-ils à prendre l’avion ? Qui élucidera l’origine de toutes ces problèmes de circulation ?

Voilà un livre très drôle, riche en péripéties et rebondissements saugrenus qui illustre parfaitement l’effet papillon : Un battement d’ailes de papillon peut provoquer une tornade à l’autre bout du monde.  De la cause à l’effet : les enfants s’amusent à chercher ce qui d’une page à l’autre a entrainé le déboitement de la grande roue, une ruée de cochons sur la voie (j’ai beaucoup aimé le barbecue géant des bouchers avec un cochon rose ballon dirigeable qui attire tous ses camarades !) ou un gigantesque feu d’artifices. Beaucoup de rythme dans ce livre, renforcé par le style retenu : tel un commentateur de course, le fils raconte leur fuite en avant au milieu de la ville et de son cortège de bruits, véhicules, métro, encombrements…

C’est un grand livre où les illustrations s’étalent en double page, elles regorgent de détails rigolos qui incitent les enfants à prendre le temps de les observer.

Petits et grands étaient ravis.

Oups ! de Jean-Luc Fromental et Joëlle Jolivet aux Editions Helium.


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365 pingouins de Jean-Luc Fromental et Joëlle Jolivet

Posté par Maman Véronique, Vendredi 11 mar 2011 dans Raconter

Mon fils adore les livres grands formats. Ce fut une grosse déception de ne pas pouvoir emprunter à la bibliothèque les 3 brigands en version 90 cm de haut (non disponible pour le prêt, allez expliquer ça à mon fils, c’est pas simple !). Et chaque fois que nous rendons à la bibliothèque, il se fait un plaisir de choisir un de ces grands livres, impossible à rentrer dans mon sac à dos dédié à la biblio, ni dans n’importe quel autre sac, d’ailleurs.

couverture du livre 365 pingouins de Jean-Luc Fromental et Joëlle JolivetC’est comme ça que nous avons découvert l’album « 365 pingouins » de Jean-Luc Fromental et Joëlle Jolivet, 36 cm sur 28 cm, qui nous amuse beaucoup.

C’est l’histoire d’une famille qui un matin reçoit un paquet mystérieux : dedans, un pingouin avec un message « Je suis le numéro 1, nourrissez moi quand j’ai faim. » Et ce n’est que le début, tous les jours, un nouveau pingouin est livré.  On se demande quand cela va s’arrêter ? Pourquoi leur envoie-t’on des pingouins ? Et qui ? Quelles nouvelles solutions de rangement de pingouins va inventer le papa pour tous les caser dans la maison ? C’est vraiment très drôle.

« Au delà d’un certain point, un pingouin quotidien de plus ou de moins ne fait plus de différence.  On pense pingouin. On vit pingouin. On Rêve pingouin. On devient pingouin. » commente un des enfants de la famille.

L’autre intérêt du livre ? Les mathématiques ! Le livre est truffé de problèmes d’arithmétiques : comment répartir 60 pingouins en 4 tas ? Combine coûte la nourriture des pingouins à raison de 2,5 kg de poisson par pingouin et par jour à 3 euros le kilos ??? Quand arrivera le centième ? On compte, on additionne, on multiplie. Mes bouts de choux n’en sont pas là mais c’est la joie des nombres et de voir ces pingouins qui envahissent littéralement l’espace des pages du livre. De grandes pages aux couleurs noires, bleues, oranges et blanches. Pas une de plus.

L’explication finale est écologique et drôle … je ne vous en dis pas plus. Mais voilà des sujets intéressants à aborder avec les enfants sur un mode ludique.

365 pingouins page intérieure

« 365 pingouins » de Jean-Luc Fromental et Joëlle Jolivet, aux éditions naïve. Dès 4 ans.

Des mêmes auteurs, il y a aussi 10 petits pingouins pour les plus petits, des math et des pingouins ! Ma soeur en dit beaucoup de bien par ici.


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Journal d’un chat assassin de Anne Fine

Posté par Maman Véronique, Mercredi 2 mar 2011 dans Raconter

Couverture du livre Journal d'un chat assassin de Anne FineVoilà une lecture pour petits et grands, un roman jeunesse façon journal intime d’un chat qui raconte ses méfaits. C’est bien connu un chat, ça tue des oiseaux, des souris … et les petits enfants fondent en larmes devant tant de cruauté. Bienvenue dans le règne animal !

« LUNDI
C’est ça, c’est ça. Allez-y, pendez-moi. J’ai tué un oiseau. C’est que je suis un chat, moi. »
Et que peut faire ce chat contre sa nature ? Et que peuvent faire ses maîtres qui ont du mal à assumer les actes barbares de leur chat ?

Ce livre est bourré d’humour. Le chat raconte ses aventures, dignes d’un tueur en série, le temps d’une semaine, sur un ton enjoué, moqueur, un peu cynique mais toujours drôle. Il nous parle, à défaut de pouvoir vraiment expliquer ce qu’il a fait ou ce qu’il pense à ceux qui s’occupent de lui. Ces malentendus entre le chat et sa « famille » sont sources de situations plus que comiques auxquelles viennent s’ajouter des illustrations où ressort tantôt l’absurdité des réflexions des adultes, tantôt le comique des pensées de notre héros assassin. Et quelle fin ! Je n’en dis pas plus.

Nous avons fait une lecture à deux, avec mon chéri, et nous avons beaucoup ri ! A conseiller à tout le monde.

Vous pouvez aller voir sur le blog de Tatie, qui m’a prêté ce livre (merci beaucoup, c’est un autre genre que Dagsson mais bien drôle aussi), pour voir ce qu’elle en a pensé ici. Et je viens de voir que des suites sont sorties la vengeance et le retour du chat assassin, ça donne envie.

Journal d’un chat assassin de Anne Fine, collection Mouche de l’Ecole des loisirs

Recommandé par l’Education Nationale à partir du CE2 soit 8 ans.


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