JAN de Claudine Desmarteau

Posté par Maman Véronique, Mercredi 8 fév 2017 dans roman jeunesse

jan claudine desmarteau couverture Je poursuis ma quête : approcher le monde des ces enfants, ados qui ont un quotidien difficile, un « milieu défavorisé » dirait nos sociologues ou politiques.

Je suis tombée à la bibliothèque sur le roman JAN, une pépite !

« Mon prénom entier, c’est Janis et j’en ai jamais raffolé. C’est la faute de mon père qui était fan dans sa jeunesse d’une chanteuse morte qui s’appelait Janis Joplin. Une qui gueulait fort avec sa voix toute déraillée comme si elle avait fumé tout le magasin de tabac dans une seule soirée. [...] Elle se droguait les veines et elle est morte rapidement d’une superdose.  »

Jan a 11 ans, elle vit entre son père chômeur tendance alcoolique, sa mère qui assume et qui est à bout, son petit frère qu’elle protège envers et contre tout.

Jan est colère contre ces adultes qui n’assument pas leurs responsabilités, contre les profs qui la cataloguent en moins de temps qu’il n’en faut parce qu’elle parle un peu trop facilement avec ses poings. Jan décrit avec ses mots le monde qui l’entoure sans concession. Il faut l’entendre parler de ses potes qui passent leurs temps à jouer au jeux vidéos, des banques impitoyables ou de la « bande des alcooliques inconnus ». De ses yeux d’enfant, elle pointe les incohérences, les injustices de notre société, l’engrenage de la misère.

On suit cette famille au bord du gouffre, les aventures de Jan au collège, avec son pote Amir, son frère, l’assistante sociale. Où la mènera cette rage, comment va t’elle s’en sortir ?

Le style claque, gouailleur, familier, fleuri, énervé, avec un sens de la formule et des mots d’adultes digérés par une enfant de 11 ans. Pas de temps mort, on se laisse emporter. Un régal.

« J’ai eu des ennuis au collèges et ça s’entasse avec ceux de la maison mais c’est toujours comme ça : les ennuis, ils attaquent en bande, y a même un proverbe qui dit  qu’un ennui n’arrive jamais seul.  »

Ailleurs sur le web : une autre critique

Roman jeunesse sorti en avril 2016 aux Editions Thierry Magnier – A partir de 12 ans

 


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La passe-mioir – Livre 1 : Les fiancés de l’hiver de Christelle DABOS

Posté par Maman Véronique, Samedi 19 avr 2014 dans Raconter

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Admirez la couverture de ce livre. Tout y est : une cité qui flotte dans les airs, un air de château un peu désuet, un peu fantastique. Que renferme cette cité ?

Un cour, digne descendante de la cour de Versailles, où se trament intrigues, illusions et pièges. L’héroïne, Ophélie, jeune fille un peu gauche, cachée derrière ses lunettes, emmitouflée dans sa longue écharpe … vivante est projetée dans cette cité. Elle doit épouser Thorn un redoutable et mystérieux homme du clan des Dragons.

Comment Ophélie s’en sortira-t’elle ?  Trouvera-t’elle quelqu’un en qui avoir confiance ? Quels sont les pouvoirs des uns et des autres ? Pourquoi l’avoir choisi elle pour épouser cet homme ?

Je ne peux en dire plus sans dévoiler les trésors d’imagination de Christelle Dabos qui a su créé un monde où le fantastique, le merveilleux se dévoilent au détour d’un couloir. Les personnages sont attachants et intriguants.

Laissez-vous happer par ce roman !

Vivement le tome 2 !!


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Verte de Marie Desplechin

Posté par Maman Véronique, Jeudi 24 mar 2011 dans Raconter

Couverture de Verte roman jeunesse de Marie DesplechinMarie Desplechin, connue pour ses livres à direction des adultes (que j’aimerais bien lire un de ces jours …) écrit aussi pour la jeunesse comme le prouve le roman Verte.

Verte, c’est un titre bien mystérieux que la couverture ne vient pas vraiment éclairer. Jugez plutôt quel est le rapport entre cette vieille sorcière plongée dans ses grimoires ou serait-ce plutôt des BD avec la couleur Verte ? La nouvelle édition est un peu plus représentative … (voyez en bas de l’article).

Verte, c’est une pré-ado qui refuse d’accepter son héritage maternel : la condition de sorcière. C’est une ado comme les autres avec des préoccupations autour de l’école, des copains, d’un éventuel amoureux … mais qui ne veut surtout pas que son don se révèle : passer la journée à faire des potions comme sa mère, alors là NON ! La mère qui n’attend que ce jour là pour transmettre à sa fille tout son savoir se désespère et fait appel à sa propre mère, sorcière elle aussi, pour convaincre voire éduquer sa fille. Mais tout ne se déroulera pas comme elle le souhaite …

Et c’est très drôle, d’abord parce que l’on plonge des personnages fantastiques classiques, les sorcières, dans un univers urbain très actuel, il y a comme un choc des cultures (un peu comme quand Harry Potter est dans sa famille d’humain adoptive) comme cette mamie qui traine sa petite fille dans sa cave où l’on retrouve tout l’attirail de la sorcière : innombrables bocaux de crapauds et autres bestioles, chaudron etc.  Le comique apparait aussi dans la confrontation des points de vue :  chaque partie est écrit à la première personne par un des  différents protagonistes, d’abord la maman, puis la grand-mère, la jeune fille Verte puis son copain, on explore ainsi une même situation avec des points de vue différents.

On voit poindre les questions de l’adolescence, s’accepter, s’opposer aux parents, les différences entre les familles et les cultures. Et comprendre qu’une même situation selon qui on est n’est pas vécue de la même façon.

Après l’ogrelet qui ne voulait pas s’accepter, voici la sorcière Verte, un même thème, deux traitements radicalement différents mais tout aussi réjouissants.

Verte de Marie Desplechin – Edition Neuf de L’Ecole des loisirs.


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Journal d’un chat assassin de Anne Fine

Posté par Maman Véronique, Mercredi 2 mar 2011 dans Raconter

Couverture du livre Journal d'un chat assassin de Anne FineVoilà une lecture pour petits et grands, un roman jeunesse façon journal intime d’un chat qui raconte ses méfaits. C’est bien connu un chat, ça tue des oiseaux, des souris … et les petits enfants fondent en larmes devant tant de cruauté. Bienvenue dans le règne animal !

« LUNDI
C’est ça, c’est ça. Allez-y, pendez-moi. J’ai tué un oiseau. C’est que je suis un chat, moi. »
Et que peut faire ce chat contre sa nature ? Et que peuvent faire ses maîtres qui ont du mal à assumer les actes barbares de leur chat ?

Ce livre est bourré d’humour. Le chat raconte ses aventures, dignes d’un tueur en série, le temps d’une semaine, sur un ton enjoué, moqueur, un peu cynique mais toujours drôle. Il nous parle, à défaut de pouvoir vraiment expliquer ce qu’il a fait ou ce qu’il pense à ceux qui s’occupent de lui. Ces malentendus entre le chat et sa « famille » sont sources de situations plus que comiques auxquelles viennent s’ajouter des illustrations où ressort tantôt l’absurdité des réflexions des adultes, tantôt le comique des pensées de notre héros assassin. Et quelle fin ! Je n’en dis pas plus.

Nous avons fait une lecture à deux, avec mon chéri, et nous avons beaucoup ri ! A conseiller à tout le monde.

Vous pouvez aller voir sur le blog de Tatie, qui m’a prêté ce livre (merci beaucoup, c’est un autre genre que Dagsson mais bien drôle aussi), pour voir ce qu’elle en a pensé ici. Et je viens de voir que des suites sont sorties la vengeance et le retour du chat assassin, ça donne envie.

Journal d’un chat assassin de Anne Fine, collection Mouche de l’Ecole des loisirs

Recommandé par l’Education Nationale à partir du CE2 soit 8 ans.


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